Féminisme intellectuel·Société

Réveillons nous, partout les droits de la femme régressent. Par Dominique Simonnet. 

Aujourd’hui dans de nombreuses citées françaises, des femmes rasent les murs comme des fantômes, visage fermés, jupes longues et noires, veillées par des barbus vigilants. Ils réclament, eux, qu’on les laisse dissimuler le corps de leurs compagnes comme ils l’entendent, ils demandent des lieux publiques séparés, affirment leur dégout de la chair et de la nudité. Et de marques célèbres de prêt-à-porter proposent complaisamment des collections dîtes « pudiques » destinées à rendre floue la silhouette féminine…
Feuilletez au hasard un magazine pour adolescentes. De quoi est-il question ? Du plaisir primordial des garçons, de la meilleure manière de les rendre fous d’excitation, des dix recettes pour les faire rapidement jouir…. 

La femme « libéré » doit apprendre à se comporter comme une prostituée. Ouvrez internet. En un clic « coquin » – bel euphémisme – surgissent des milliers d’images montrant des filles aux yeux effarés, le visage dégoulinant de sperme, filmée dans des scènes violentes ou elles sont « punies » à coup de sexe mâle. 

Le propos de la pornographie 2.0, ce n’est plus le sexe, mais l’avilissement des femmes. Branchez la télévision. Dans les spots publicitaires, les séries, les Talk-shows, on reprend désormais des clichés que l’on croyait surannés, en se moquant de la ravissante idiote au cerveau minuscule et au corps offert. 

Portons le regard au delà des frontières. C’est bien pire. Aujourd’hui, au XXI éme siècle, pas très loin de chez nous, on tue des femmes parce que leur sang ne coule pas lors de leur nuit de noce, parce qu’elles ont jetés un regard à un autre homme, parce qu’une mèche de cheveux dépasse de leur voile, parceque leur mari en est lassé. Parfois, on brûle les vivantes, on leur jette de l’acide au visage, on les enterre à mi-corps pour leur lancer des pierres, on les violent à répétition jusqu’à ce qu’elles meurent ou se suicident pour mettre fin à leur calvaire, et on vend des fillettes certifiées « vierges » sur les marchés aux esclaves. On les tue pour « l’honneur » – l’honneur des mâles bien sûr – en invoquant Dieu, la bouche pleine de mots pieux. On les tue parce qu’elles sont femmes. 

Allons, ouvrons les yeux… Partout, nous sacrifions à un conformisme pervers qui encourage de nouveau la soumission des femmes. Lolitas incitées par la culture adolescente à se transformer en femmes-objets toujours disponibles… Jeunes filles piégées par l’industrie du sexe qui fait désormais commerce du spectacle de leur humiliation….. Femmes effacées, voilées, voilées, vendues, mutilées, pour mieux être utilisées en privé par leur propriétaire…. Ici au nom de la modernité, là au nom de la tradition, le mâle dominateur reprend partout du poil de la bête. Pornographes et puritains, que l’on croit opposés, avancent en réalité main dans la main et prennent les femmes en tenaille. Ils poursuivent le même dessein, la même obsession millénaire : le contrôle du corps féminin. La contre révolution sexuelle à commencé. 
 


Dominique Simonnet

La fameuse métaphore de la femme couverte ou découverte si cher à certains.

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