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Origines de l’antimaçonnisme

L’antimaçonnisme naît de la méfiance envers le secret gardé sous serment, les serments « sous peine d’avoir la gorge tranchée », le défiance envers l’ésoterisme considéré comme obscurantisme, les interventions dans la vie publique de groupement gardant leurs délibérations secrètes, l’affairisme qui serait favorisé par le voile du secret, le goût du mystère et la crainte plus générale des « sociétés secrètes ». 
L’antimaçonnisme résulte en partie des caractéristiques attribuées aux francs-maçons : leur élitisme, leur « discrétion », un système hiérarchique qui ne dévoile pas toujours ses membres les plus influents, et le système des « réseaux », qui s’oppose à des groupes de réflexion et lobbys faisant des propositions à visage découvert sur la place publique (think tank). Son idéologie principale y a toujours été les Lumières souvent mêlée de mysticisme ésotérique et de passion pour l’occulte. Certains y adhère par sincère adhésion à cette idéologie décrite comme progressiste, par intérêt pour le symbolisme ou l’ésoterisme ; d’autres pour s’y faire des relations affairistes ou carriéristes, entrer dans un réseau afin d’en obtenir des privilèges. L’antimaçonnisme peut également être motivé par un militantisme pour un débat publique transparent, non accaparé ou falsifié par des groupements occultes. Cette attitude est parfois liée à une opposition aux idées progressistes et libérales issues du siècle des Lumières, époque où de nombreux philosophes de renom avaient adheré à la franc-maçonnerie. L’antimaçonnisme devient progressivement une doctrine qui se développe dans les milieux catholiques ultra-montains et chez les penseurs de la contre révolution. 
L’histoire de l’antimaçonnisme est souvent liée à l’Église catholique qui condamna à plusieurs reprises la Franc-maçonnerie en tant que telle. Au XXème siècle, la défiance envers la maçonnerie est reprise par l’extrême droite, parfois associé avec le discours antisémite (on a souvent dénoncé les complots  » judéo-maçonniques », en particulier, durant l’affaire Dreyfus), soupçonnant un faisceau d’adversaires ou d’intérêts communs entre la communauté juive et les maçons, par exemple dans le cas de l’anticléricalisme. 

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