Fanatisme·Féminisme intellectuel·Laïcité·Société

Être de culture musulmane (croyant ou non) et être contre la mysoginie, l’homophobie, l’antisémitisme et l’islam politique par Wassyla Tamzali. 

Cette difficulté d’être à la bonne distance que j’ai expérimentée dans l’aventure du « manifeste des libertés » [1], commencé en 2004 à Paris avec des femmes et des hommes issus ou de culture musulmane. La situation de « guerre des cultures » dans laquelle nous étions plongés a fait sortir de leur réserve nombre d’entre nous. Nous étions prêts à affronter notre communauté sur les points les plus sensibles : le sexisme, l’homophobie, l’antisémitisme. Un « Coming-Out » collectif. Le manifeste a été l’occasion de rassembler nos démarches solitaires et singulières, de leur donner un sens politique. Nous l’avons fait, tout en sachant que les Occidentaux, avec leur mépris, sont responsables en partie de cet enfermement sur soi et de cette culture du ressentiment auquel nous étions communautairement confronté, que le projet du grand Israël qui avance inexorablement au vu et au su de toute la communauté internationale est le miel dont se nourrissent les prédicateurs incendiaires des mosquées, que les Américains ont envahi l’Irak pour mettre le monde arabe à genoux, que les intellectuels Occidentaux, qui nous ont apprit les droits de l’homme et l’universalité, sont de plus en plus incapable de les penser au-delà de l’Europe…. Et que, d’une manière générale, on ne nous aimait pas trop.
Qu’importe les autres. Ce qu’ils pensent de nous, comment ils nous voient. Penser à nous, penser que nous, nous ne pouvions plus différer ce rendez-vous avec nous-mêmes. Qui sommes nous ? Pour répondre à cette question, tout d’abord nous devions nous réconcilier avec cette part de notre généalogie : l’Islam familial et familier dans lequel nous avons été élevés, sali aujourd’hui par les prêcheurs machistes et refoulés sexuels, par les assassins, les violeurs, les kidnappeurs, et tout le déferlement d’une barbarie que l’on met, d’autant plus facilement , sur le compte de cette religion que les criminels eux-mêmes s’en réclament, et que les autres, ceux qui pratiquent leur foi dans le silence ne disent rien. Cette part de nous sali par la haine installée sur les cendres de la décolonisation et qui fait éructer les islamophobes. Et il nous fallait aussi sortir du nationalisme revanchard et vindicatif, sans perdre cet amour du pays auquel nous appartenons. Pays humilié par des dirigeants corrompus, tyranniques, veules devant la force occidentale, impitoyable pour leurs citoyens. Sortir du nationalisme sans perdre son âme.
[1]= Etre de culture musulmane et contre la misogynie, l’homophobie, l’antisémitisme et l’islam politique.
Le manifeste complet sur ce site :

http://www.manifeste.org/article.php3?id_article=1



Wassyla Tamzali, une femme en colère. Lettre d’Alger aux européens désabusés.


Présentation du livre :

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