Ma religion·Poème

Le conte de la petite fille à qui on avait laissé croire que l’amour viendrait un jour la chercher, par Jacques Salomé.

Il était une fois une petite fille qui, depuis longtemps, longtemps, portait dans son cœur le rêve d’un grand et bel amour. Elle rêvait à un garçon, puis plus tard à un homme, un inconnu à venir à qui elle denonnerai sa vie, son corps, tout son être. Elle le cherchait partout en vain, dans le moindre sourire, dans chaque regard, dans chaque rencontre. 

Pendant des années, elle fut sûre que l’amour viendrait vers elle, la reconnaîtrait entre toutes et lui dirait : 

  • Oui, c’est toi que je cherchais, je suis venu pour toi, pour toi seule….
    Et la petite fille devenue grande, pour ressembler à ces amies, aux autres femmes, renia son beau rêve et s’en alla dans les bras d’un passant qui passait. 

Elle ne savait pas encore qu’elle s’était trahie, car elle ne connut dans cette rencontre là ni l’amour, ni le plaisir, ni même la possibilité de rêver sa vie.

Longtemps, longtemps, son corps garda la trace de cette histoire au début banale, puis médiocre et enfin sordide. 

Elle restait, depuis, fermée au plaisir, effrayée par le possible d’un partage.

Un jour, bien longtemps plus tard, elle découvrit, tout au fond d’elle cet amour qu’elle avait tant rechercher à l’extérieur. 

Oui, elle rencontra cet amour en elle, comme une force extraordinaire qui le poussa vers un homme qu’elle n’avait ni attendu ni espéré. Il fut là sans même qu’elle le sût, il fut là tout entier, tout présent. 

Il fut là et elle s’éveilla ou, plutôt, ce fut l’amour qu’elle portait en elle qui s’éveilla.

Telle une source, il irrigua chacuns de ses geste, ensoleilla ses paroles, fit germer des possibles qu’elle ne supsonnait même pas. 

Ce fut comme un tranblement de terre interne qui secoua son existence. 

Elle qui avait tant attendu, espéré un amour unique venant vers elle du dehors, découvrait étonnée, ébahie, qu’il avait sommeillé  jusqu’à ce jour en elle. Qu’elle le portait au secret de son corps, inouï, extraordinaire de vivacité, surprenant d’imprévisibles. 

L’homme a qui elle donna cet amour inespéré fut si surpris, dans un premier temps, qu’il douta de ce sentiment si fou, si soudain. Il en eu même un peu peur au début. 

-Je ne le mérite pas, pensait-il, elle doit se tromper et me prendre pour un autre.

Mais c’était bien lui qu’elle avait choisi, seulement lui. 

La suite de l’histoire, je ne peux la dire car il arrive parfois que des amours humaines soient si agrandies, si amplifiées par ceux qui les reçoivent qu’elles deviennent des légendes.

Et je ne veux entraîner personne dans un rêve qui ne saurait trouver sa place dans la réalité. À moins que, écoutant tout au fond de vous…..

Jacques Salomé.

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