Rationnalisme·Société·Spécisme, Végétarisme

Darwinisme social par Aymeric Caron.


« Pourtant, c’est bien cela, la loi de la nature : la compétition des plus forts contre les plus faibles ! Darwin a expliqué la sélection de la loi naturelle et de la lutte pour la vie. Si tu respectes la nature, alors tu respectes le fait que chez les humains, seuls les plus aptes doivent survivre. Aider les plus faibles, c’est aller à l’encontre de la nature, et de l’intérêt du progrès de l’espèce humaine, qui a besoin d’éliminer les plus frêles et les plus chétifs !  »
L’argument, usé jusqu’à la corde, à été régulièrement brandi depuis la publication de « l’origine des espèces », en 1859, pour justifier une politique économique libérale qui se désintéresse du sort des plus défavorisés et qui mine les systèmes de solidarité. Herbert Spencer (1820-1903) a ainsi inventé le « Darwinisme social », qui a tenté de légitimer l’exploitation des ouvriers de l’industrie. Mais on perçoit tout de suite les tenants et les aboutissants peu reluisants de cette théorie. Certains ont poussé la logique jusqu’au bout afin de justifier l’eugénisme, le nazisme, ou la colonisation, avec toujours cette même idée : essayer de convaincre qu’il est normal d’exploiter et d’éliminer une catégorie d’humains jugés « inférieurs ». Patrick Tort, fondateur de l’Institut Charles Darwin International, s’insurge contre ces détournements de la pensée de Darwin. Il explique que le principe de sélection naturelle ne s’arrête pas à la dimension biologique des organismes, mais qu’il concerne également leurs comportements et leurs instincts, qui ont été déterminants dans l’histoire de l’évolution de l’homme. Or ces instincts « impliquent des comportements anti-sélectifs et le sentiment de sympathie » qui doivent croître jusqu’à s’étendre à l’espèce entière. Dans « l’Effet Darwin », Patrick Tort, remet les pendules à l’heure en résumant ainsi la pensée du naturaliste anglais : l’avantage sélectif qui a décidé en dernier ressort de la suprématie de l’espèce humaine réside dans un mode de vie « communautaire », dans l’intelligence qui le permet et qu’il favorise en retour, et dans les conduites et les sentiments (aide mutuelle, sympathie) avec lequel il se construit.

Antiraciste, opposé à l’esclavage, Darwin insiste sur l’impérieuse nécessité des valeurs morales dans le développement de l’espèce humaine. L’avancée de notre civilisation dépend selon lui de notre capacité à la sympathie envers l’autre, et cet autre ne doit pas s’arrêter a notre espèce.

 

 

Aymeric Caron, Antispéciste.

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