Fanatisme·Féminisme intellectuel·Laïcité·Société

Cette gauche qui s’est donné pour but de défendre « Les musulmans » par Fatiha Boudjahlat.

La critique du colonialisme et du colonisateur, sans cesse mis en cause, entraîne paradoxalement les Indigénistes et les gauchistes Islamophiles dans un rejeu colonial permanent. Mme Bouteldja du Parti des Indigènes de la République (PIR) condamne les mariages mixtes parce qu’une race doit préserver sa pureté. Les voilà créant la race #musulmane : la pratique religieuse permettant de se purifier de l’influence occidentale, plus elle est rigoriste, plus elle se distingue de la société, mieux elle permet d’affirmer une identité ethnique et de recouvrer fierté et authenticité. Mais ce faisant, ils prolongent eux-mêmes le processus colonisateur.
Prenons l’exemple de l’Algérie française :
« Les musulmans d’Algérie étaient non pleinement Français parce que s’appliquait à eux la charia (la loi musulmane), dont certaines dispositions étaient contraires au Code Civil. Certains d’entre eux se convertirent au catholicisme et allèrent devant le juge pour que leur soit reconnue la pleine nationalité française. Devenus catholiques, ils ne respectaient plus la charia (…). Mais, en 1903, la Cour d’Appel d’Alger déclara : « Le terme musulman n’a pas un sens purement confessionnel mais désigne au contraire l’ensemble des individus d’origine musulmane qui, n’ayant point encore été admis à la naturalisation, ont nécessairement conservé leur statut personnel musulman, sans qu’il y ait lieu de distinguer s’ils appartiennent ou non au culte musulman. »
M.Plenel et ses amis accommodants donnent le sentiment de vouloir créer la race musulmane, exactement comme l’administration coloniale l’avait fait en son temps, ressuscitant les anciennes nomenclatures. Se trouvent ainsi validées ces paroles d’Etienne Picard, professeur de droit public : « Les identités ethniques défendues par les leaders indépendantistes sont des inventions forgées antérieurement par les administrations coloniales, au détriment des réalités locales qu’elles ont contribué à détruire. » Cette indigénisation permettait à l’Etat colonial d’exclure des populations d’une citoyenneté politique pleine, de maintenir la sujétion. Les Indigénistes, dont les actes et les textes rappellent en tous points ceux des Afrikaners, réclament la même différenciation. Y compris dans la partition de l’espace, comme ces espaces revendiqués comme affranchis de la mixité ethnique.
Ce nouveau racialisme se traduit par la volonté de renouer avec une authenticité originelle mythique et se traduit par la #racialisation des rapports sociaux. Une activiste indigéniste, Sihem Assbague, voit dans le classement faisant d’#OmarSy la personnalité préférée des Français, la preuve du racisme Français face au noir que l’on aime comique. Participer à la société, se sentir bien dans ses baskets et bien dans la République, c’est trahir la cause, se soumettre, faire le #blanc. M. Plenel, lui, prétend défendre la liberté d’expression en général et celle de monsieur #Ramadan en particulier. Dans les faits, il ne défend que la pratique la plus rigoriste.
Mais cette conception #communautariste, l’apartheid à l’envers, c’est-à-dire à l’initiative des minorités, entre en convergence avec les identitaires selon la même volonté de différentiation, de personnalité des lois et des droits : laissons-les entre eux, leurs règles, leurs mœurs.
Fatiha Boudjahlat, Secrétaire nationale du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) à l’Education.

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