Alimentation·santé·Spécisme, Végétarisme

Manger de la viande rouge, quel impact sur la santé ?

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Les maladies dite  » de civilisation » les maladies cardio vasculaire, les AVC, le cholestérol, le diabète, maladie articulaire, l’obésité etc… sont en constante augmentation malgré la médecine moderne.
Nombre d’études épidémiologique viennent confirmer le fait que l’augmentation spectaculaire de ces maladie est en lien direct avec la consommation de viande.
Passé de 25 kg par an et par personne en 1950 à 63 kg en 2012.

—«

Quand nous tuons les animaux pour les manger, ce sont eux qui finissent par nous tuer car leur viande (…) n’a jamais été destinée à l’être humain. »

Dr William C. Roberts, rédacteur en chef de l’American Journal of Cardiology.

–Consommer une portion de viande de boeuf, de porc ou d’agneau chaque jour accroît nettement le risque de mortalité, surtout si cette viande a été transformée.

Une étude américaine parue dans les Archives of Internal Medicine, menée par An Pan ( faculté de santé publique de l’université de Harvard).

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la viande rouge et les charcuteries sont pour moi à consommer avec une forte modération pour 4 raisons :

Un mauvais équilibre des graisses : les graisses de la viande rouge sont surtout de type saturées et oméga-6, dont il ne faut pas abuser. L’alimentation moderne est surtout trop riche en oméga-6 avec notamment une trop grande consommation d’huile de tournesol ou de céréales. De plus, les animaux élevés industriellement bougent très peu et sont nourris à base de céréales (notamment du soja OGM importé d’Amérique du Sud), ce qui les rend plus gras. Effectivement, la viande d’animaux nourris à l’herbe (bio ou équivalent) contient un peu plus d’oméga-3 et moins d’oméga-6 que de la viande industrielle mais les apports restent négligeables à côté d’une consommation régulière de poissons gras.
Attention à l’excès de fer : en-dehors de certaines femmes anémiées, il n’y aucune raison d’augmenter ses apports en fer, notamment chez les hommes et les femmes ménopausées. En excès, le fer aura un effet pro-oxydant favorisant les maladies inflammatoires et accélérant le vieillissement.
Des composés dangereux pour la santé : à la cuisson, surtout à température élevée de type grillade / barbecue, il va se former des molécules (appelés « produits de glycation »), surtout dans les parties les plus grillées, qui favoriseraient un grand nombre de maladies et accélèreraient le vieillissement. Dans les charcuteries, les nitrates comme conservateur augmentent les risques de cancer digestif.
Un désastre écologique : au niveau mondial, la production de viande occupe plus de 70% des surfaces agricoles, entre les pâturages et les champs de céréales pour les nourrir. L’élevage contribue plus à la production de gaz à effet de serre que tous les transports réunis ! Et la viande rouge est la plus polluante, avec 27 kg d’équivalent carbone pour faire 1 kg de bœuf, soit 7 fois plus que pour du poulet. Dans tous les cas, une raison pour ne consommer que de la viande nourrie à l’herbe / bio, issue si possible d’une production locale et avec modération. Sans même parler des conditions d’élevage et des notions de bien-être animal, qui sont un sujet à part entière.

EN CONCLUSION AVANT DE REFERMER LE CHAPITRE,

les désavantages de la viande rouge dépassent ses qualités au-delà d’une consommation de 1 à 2 fois par semaine, d’autant plus si elle est industrielle, ce qui est le cas de plus de 90% des produits consommés. Entre les autres sources de protéines animales (œufs de poules élevées en plein air, poisson gras, poissons maigres, viandes blanches) et de protéines végétales (principalement légumineuses, qui sont en plus très bon marché), le choix est suffisamment large pour s’en passer pour ceux qui le désirent tout en ayant une alimentation parfaitement équilibrée.

Et pour ceux qui voudraient tout de même continuer à en manger, il n’y a pas de problème si vous vous limitez à 1 portion par semaine, d’un animal nourri à l’herbe, achetée chez un bon boucher ou en magasin bio, en la considérant comme un aliment plaisir donc en privilégiant la qualité et le goût. Quant aux charcuteries, elles sont elles à consommer encore plus rarement de par leur teneur élevée en sel et en nitrates.

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