Fanatisme·Féminisme intellectuel·Laïcité·sciences sociales

La femme voilée VS femme hyper sexualisée.

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Celles qui revendiquent le droit de couvrir complètement leur corps et celles qui revendiquent le droit de le surexposer aux yeux de tous
sont en fait les deux faces d’une même pièce.
Ces deux courants de penser opposés dans la forme, font le même constat dans le fond:

La femme n’existe qu’à travers le regard de l’homme.
Ces deux courants, donc, réduisent tous les deux le corps de la femme à son sexe et à sa charge sexuelle, dans un premier temps, et l’homme à un animal incapable de maitriser ses pulsions envers les femmes.

Ces deux courants sur-responsabilisent la femme et infantilisent l’homme en matière de pudeur et de maîtrise libidinale.

Ainsi il faudrait choisir entre ces deux camps ?
Je vous renvois quant à moi dos à dos :

✓La femme n’est pas un sex-toys qu’il faudrait cacher ou exposer aux “ autres”, et l’homme n’est pas une bête incapable de maîtriser ses pensées et les actes qui en découlent (et il faut l’apprendre à nos jeunes).

La femme n’est pas non plus, de par son corps, ou l’image nue de son corps, un objet de consommation (visuel ou physique), et l’homme ne peut être réduit à un consommateur de corps féminins incapable d’élever le l’acte sexuel au dessus d’un coït animal.

Faux problème donc !

Ces deux radicalismes s’affrontent pourtant et sont en fait, tous deux, une réaction culturelle différente à la même idéologie : le patriarcat.

Dans un cas, quand il est caché, le corps de la femme est sanctuarisé. Il serait le symbole du prolongement de l’honneur de l’homme, le symbole de vertu, de pudeur et de piété etc.
Dans l’autre, quand il est surexposer, le corps de la femme serait symbole d’émancipation, de féminisme, d’égalité en droits par rapport à l’homme, et de modernité. Dans les deux cas la femme est dépossédée de son propre corps et de sa symbolique.

Elle l’habite sans qu’il lui appartienne.

Laissons donc ces considérations purement physiques à leur place d’apparence et de symbolisme patriarcal.

Le corps de la femme est l’incarnation féminine d’une âme, rien de plus rien de moins.
Il contient, évidemment une « charge sexuelle » mais uniquement dans le contexte de l’intimité amoureuse.

Retenons que la pudeur, la liberté, la vertu, la modernité, et surtout l’amour fraternelle sont dans le regard sincère de celui qui regarde avec un œil sincère, intelligent et humain, pas dans l’objet du regard. L’objet du regard n’est que la victime du regard vicié et de son interprétation.

Quand aux hommes qui croient que seul le corps de la femme peu inciter à des pulsions sexuelles, cela relève d’une méconnaissance inquiétante de leur moitié.

La seule différence c’est que les femmes sont invitées très vite, par leur éducation et le conditionnement social du système patriarcal qui est le notre, à refouler ces pulsions.

Alors que l’homme, lui, est invité à laisser libre cours à ces mêmes pulsions.

En découle une maîtrise parfaite de leur libido chez les femmes et un manque de maîtrise chronique de cette même libido chez les hommes. La seule différence est ici et c’est une différence socialement construite.

Cyril Chevrot

 

 

 

 

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